Ressources humaines en santé publique : le Togo élabore les référentiels des métiers et valide les modules de formation du futur INSP

  • 2026
  • 22
  • Jun

Ressources humaines en santé publique : le Togo élabore les référentiels des métiers et valide les modules de formation du futur INSP


Lomé, du 24 au 26 juin 2026   – Les acteurs du secteur de la santé, les partenaires techniques et financiers ainsi que les experts nationaux sont réunis à l’Institut de Formation en Alternance pour le Développement (IFAD) à l’occasion d’un atelier stratégique consacré à l’élaboration et à la validation des référentiels des métiers et des compétences en santé publique, ainsi qu’à la validation des modules de formation. Cette rencontre marque une étape déterminante dans le processus de création du futur Institut national de santé publique (INSP) du Togo.

Organisé avec l’appui d’Expertise France dans le cadre du projet de renforcement des ressources humaines en santé publique, cet atelier s’inscrit dans la mise en œuvre du Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) 2024-2027, qui fait de l’INSP une réforme structurante destinée à renforcer durablement le système de santé togolais.

Poser les bases d’une santé publique moderne

Ouvrant les travaux, la Directrice de l’Institut national d'hygiène (INH) Dr HALATOKO Wemboo Afiwa a rappelé que l’Afrique supporte plus de 25 % de la charge mondiale de morbidité, alors qu’elle ne dispose que de 3 % des ressources humaines en santé publique. Face à ce défi, le Togo entend se doter d’un institut capable de former une nouvelle génération de professionnels qualifiés, aptes à répondre efficacement aux urgences sanitaires et aux enjeux émergents de santé publique.

Elle a souligné que cet atelier constitue une étape essentielle dans cette dynamique. Les participants sont appelés à examiner et à valider 39 profils de métiers prioritaires ainsi que 22 modules de formation, élaborés à partir d’une analyse approfondie des besoins en ressources humaines en santé publique.

La Directrice a insisté également sur la nécessité d’intégrer pleinement les approches One Health, l’égalité de genre et la sécurité sanitaire internationale dans les futurs référentiels. L’objectif est de former des professionnels capables d’appréhender les interactions entre la santé humaine, la santé animale et la santé environnementale, tout en favorisant un accès équitable aux fonctions de responsabilité.

Un référentiel adapté aux nouveaux défis sanitaires

Pendant plusieurs jours, les experts issus des différentes directions techniques, des établissements de formation, des partenaires et des institutions sanitaires ont travaillé en commissions afin d’améliorer les versions préliminaires des référentiels.

Les échanges ont permis de préciser les compétences attendues pour chaque métier, d’adapter les contenus pédagogiques aux réalités nationales et internationales, puis d’aboutir à une feuille de route commune pour la mise en place opérationnelle du futur Institut national de santé publique.

Cette démarche vise à garantir une offre de formation en adéquation avec les besoins du système sanitaire togolais, tout en répondant aux exigences des standards internationaux en matière de santé publique.

Une vision portée par le partenariat

La tenue de cet atelier illustre l’engagement du Gouvernement togolais et de ses partenaires, notamment Expertise France, à investir dans le développement du capital humain en santé publique.

À travers ce projet, le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances bénéficie d’un accompagnement technique dans la mise en place de l’INSP, dont la coordination opérationnelle a été confiée à l’Institut national d’Hygiène.

Une réforme au service de la santé des populations

Au terme de ces 3 Jours de travaux, les participants ont disposer de référentiels de métiers et de compétences validés, de modules de formation actualisés ainsi que d’une feuille de route pour accompagner la création de l’Institut national de santé publique.

Cette initiative constitue une avancée majeure pour le renforcement des capacités nationales en santé publique. En dotant le pays de professionnels mieux formés et de référentiels adaptés aux réalités actuelles.